26 avril 2026

111ᵉ anniversaire du génocide arménien : la Communauté Chypriote de France présente aux commémorations

Chaque année, la Communauté Chypriote de France se tient aux côtés de la Communauté Arménienne pour honorer la mémoire des victimes du génocide de 1915. En ce 111ᵉ anniversaire, nous avons une nouvelle fois répondu présents aux cérémonies de commémoration organisées les 24 avril et 25 avril à Paris par l’association nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens (ANACRA) et le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF). Ces rassemblements, empreints de dignité et de recueillement, ont permis de rappeler l’importance du devoir de mémoire et de la transmission aux générations futures.

Le 24 avril, date symbolique marquant l’arrestation des intellectuels arméniens à Constantinople en 1915, constitue le point de départ d’un processus d’extermination systématique. Entre 1915 et 1923, environ 1,5 million d’Arméniens furent déportés, massacrés ou contraints à l’exil dans des conditions inhumaines. Ce génocide, reconnu comme le premier du XXᵉ siècle, reste une blessure profonde dans la mémoire collective arménienne, mais aussi dans celle d’autres peuples ayant partagé des tragédies similaires. La commémoration s’est déroulée sur l’esplanade d’Arménie à Paris, devant la statue de Komitas.

Le 25 avril, lors de la cérémonie sous l’Arc de Triomphe, le ravivage de la flamme du Soldat inconnu a symbolisé le lien entre mémoire nationale française et mémoire arménienne. Ce moment solennel a également rendu hommage aux Arméniens morts pour la France, illustrant l’histoire commune qui unit ces destins.

Pour la communauté chypriote, cette présence n’est pas seulement un geste de solidarité : elle s’inscrit dans une histoire partagée, faite d’épreuves, d’exils et de résilience. Les Chypriotes et les Arméniens entretiennent depuis des décennies des liens culturels, humains et historiques forts. Ces commémorations sont l’occasion de réaffirmer cette proximité et de rappeler que la reconnaissance des crimes du passé est essentielle pour construire un avenir fondé sur la justice et la paix.

À travers notre participation, nous affirmons notre engagement à ne jamais oublier. Car se souvenir, c’est aussi agir pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus.





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